«L'unilatéralisme et le racisme sont les principales causes de l'insécurité mondiale»

«L'unilatéralisme et le racisme sont les principales causes de l'insécurité mondiale»

Le porte-parole présidentiel turc s'adresse au Forum Mondial TRT.

 

Photographie : Arif Hüdaverdi Yaman, İsa Terli, Agence Anadolu, les 3 et 4 octobre 2018, TRT World Forum, Istanbul, Turquie

 

 

Le porte-parole du Président de la République de Turquie, Ibrahim Kalın, a souligné jeudi le rôle du renforcement de "l'unilatéralisme" et du "racisme" dans l'évolution de l'insécurité et des crises à travers le monde.

"Le monde ne se sent pas en sécurité face à l'unilatéralisme et au racisme grandissants et lorsqu'un chef du monde dit à un autre qu'ils ne peuvent pas survivre même sans son aide", a déclaré Kalin au cours d'une session du Forum mondial TRT (TRT World Forum) tenue à Istanbul sur le thème intitulé "Acteurs régionaux et l’équation changeante de la sécurité au Moyen-Orient". ("Regional Players and the Shifting Security Equation in the Middle East”)

Mercredi, le président américain Donald Trump a affirmé qu'il serait peu probable que l'Arabie saoudite surive plus de quinze jours sans l'assistance militaire de Washington.

"Le problème de la sécurité est un problème mondial. Ce n'est pas seulement les pays musulmans. Ce n'est pas seulement les pays musulmans ou le Moyen-Orient. Je me sens très inquiet lorsque je vois l'islamophobie croissante en Europe", a déploré le conseiller de Recep Tayyip Erdogan.

"En fait, elle [l'insécurité] est générée par les échecs des pays de la région, sans aucun doute, et des acteurs régionaux, mais elle est également exacerbée par les puissances mondiales."

"Chaque fois que nous pensons au Moyen-Orient, nous pensons au conflit et à la guerre, mais ce n’était pas l’histoire de la région jusqu'à il y a cent ans. Pourtant, il y a quelques siècles à peine, de nombreux pays qui composent le Moyen-Orient abritaient beaucoup de Lumières ", a-t-il noté.

 

L'accord sur Idlib a été conclu grâce à Erdogan

Au sujet de l'accord entre la Turquie et la Russie visant à sauver les civils de Idlib en Syrie d'une offensive militaire du régime d'Assad, Kalin a déclaré: "Cet accord est certainement la meilleure nouvelle que nous ayons."

"L’accord est là grâce aux efforts inlassables de notre président, Recep Tayyip Erdogan, qui l’a fait aboutir."

Notant que la Turquie ne peut pas supporter seul ce fardeau, Kalin a déclaré: "Vous voyez ces politiques changeantes des principaux acteurs en Syrie, des États-Unis […] aux pays du Golfe et autres. Cela crée non seulement beaucoup de confusion, mais aussi une perte de confiance sur le terrain."

Le porte-parole présidentiel a rappelé que les Etats-Unis avaient déclaré être en Syrie pour éliminer Daech mais "comme ils l'ont dit, Daesh [est] largement battu".

Après une réunion à Sochi (Russie) le mois dernier entre le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine, les deux pays ont convenu de créer une zone démilitarisée à Idlib, le dernier bastion de l’opposition syrienne.

Ankara et Moscou ont également signé un protocole d'accord appelant à la «stabilisation» de la zone de désescalade d'Idlib, dans laquelle les actes d'agression sont expressément interdits.

En vertu de cet accord, les groupes d'opposition à Idlib resteront dans les zones où ils se trouvent déjà, tandis que la Russie et la Turquie effectueront des patrouilles conjointes dans la région afin d'empêcher la reprise des combats.

La Syrie commence tout juste à émerger d'un conflit dévastateur qui a débuté en 2011 dans le contexte du "Printemps Arabe".

 

Les délais sont cruciaux pour une solution en Syrie

Staffan de Mistura, Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies en Syrie, a également rappelé que les Syriens souhaitaient mettre fin au conflit dans leur pays.

De Mistura a déclaré que le timing serait crucial pour une solution en Syrie: "Si nous le manquons, nous revenons à la solution militaire. Cela signifie peut-être une victoire militaire mais pas de paix."

Maha Yahya, directeur du Middle East Center chez Carnegie, a souligné que les Syriens étaient "les plus grandes victimes de la guerre syrienne" et qu'ils "payaient le prix fort pour une guerre sur laquelle ils n'ont plus le contrôle".

L'ancien Premier ministre libanais, Fouad Siniora, a déploré dans son discours l'augmentation de la polarisation dans le monde.

La crise palestinienne reste l'un des problèmes les plus importants du Moyen-Orient et constitue la clé pour résoudre les problèmes de cette région, a-t-il évalué.

 

Erdogan affirme que l'ONU a besoin d'une "réforme sérieuse"

Le président turc a appelé jeudi à une réforme sérieuse du Conseil de sécurité des Nations unies, qui devrait compter des représentants de pays situés sur tous les continents.

Lors de la séance de clôture du TRT World Forum à Istanbul, Erdogan a déclaré: "Nous devons réaliser un Conseil de sécurité des Nations Unies avec une participation de sept continents."

Le président turc a longtemps préconisé une réforme de la structure du Conseil de sécurité, en utilisant le slogan: "Le monde est plus grand que cinq".

"L'ère des cinq membres permanents [du Conseil de sécurité] est terminée", a-t-il souligné, affirmant que le présent arrangement venait "des circonstances de la Seconde Guerre mondiale".

Mais, il a établi le constat que "Nous ne vivons pas dans les mêmes circonstances. Il est temps de procéder à une nouvelle transition et à un nouveau changement [à l'ONU]."

L'ONU n'a pas encore répondu à la demande de justice, a déclaré le président turc. "L'ONU a besoin d'une réforme sérieuse", a-t-il conclu.

 

Nilay Kar Onum, Handan Kazancı, Mert Bezgin, March Chenault, Ümit Dönmez

 



 
 

 

 

RADIO MIT - Radio Made in Turkey - RSS News

16 novembre 2018

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