Soudan. Le plus grand bloc de l'opposition se retire de la feuille de route

Soudan : Le plus grand bloc de l'opposition se retire de la feuille de route

La décision de Nidaa al-Sudan intervient dans le cadre de la déclaration de clôture de la réunion de trois jours de ses dirigeants à Paris.

 

Le plus grand bloc d'opposition soudanais a décidé mercredi de se retirer d'un accord de feuille de route signé avec le gouvernement en 2016, le jugeant non contraignant.

La décision de Nidaa al-Sudan, ou "La Voix/l'appel du Soudan", faisait partie de la déclaration finale d’une réunion de trois jours de ses dirigeants à Paris.

Le bloc, qui comprend des groupes rebelles et un certain nombre de partis politiques, a également annoncé que tous les mouvements armés mettraient un terme aux négociations avec le gouvernement.

Selon sa déclaration finale, la réunion comprenait des discussions sur l'expansion du "mouvement révolutionnaire", la diversification de ses outils et son expansion de manière organisée par le biais de comités dans les villes, les villages et les quartiers pour "résister aux tentatives du régime de le supprimer et son escalade jusqu’à atteindre l’action décisive qui fasse tomber le régime».

En août 2016, les dirigeants du bloc ont signé à Addis-Abeba un accord sur la feuille de route, qui avait déjà été signé par le gouvernement soudanais en mars de la même année.

La réunion du bloc est la première du genre à se tenir à l’étranger depuis que son leader, Sadiq al-Mahdi, chef du parti national Umma, est rentré au Soudan le 19 décembre.

Le bloc inclut les mouvements armés : le Mouvement de libération du Soudan, le Mouvement de libération du peuple soudanais et le Mouvement pour la justice et l'égalité. Il comprend également plusieurs partis politiques, les plus importants étant le parti national Umma et le parti du "Congrès soudanais".

Le Soudan est secoué par des manifestations populaires au cours des deux derniers mois, des manifestants dénonçant l'incapacité apparente du président Omar el-Béchir à remédier aux malheurs économiques chroniques du pays.

Le Soudan, qui compte 40 millions d’habitants, peine à se remettre de la perte de près de trois quarts de sa production de pétrole - sa principale source de devises - depuis la sécession du Soudan du Sud en 2011.

 

 

Mohammed Amin, George Albert Bernard, Ümit Dönmez

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 



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