Mali / Accord de Paix: le président du comité de suivi déplore un retard «considérable»

Ahmed Boutache s’exprimait à l’occasion d’une réunion de la médiation internationale élargie aux parties signataires.

Au Mali, la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale accuse un retard "considérable", selon le président du Comité de suivi de l’Accord (CSA), l’ambassadeur Ahmed Boutache.

Le diplomate algérien s’exprimait à l’occasion d’une réunion de la médiation internationale élargie aux parties signataires, tenue lundi à Bamako, précise le site Maliactu.

La réunion a été une occasion pour évaluer la mise en œuvre de la feuille de route du 22 mars et particulièrement l’état d’avancement du processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion DDR accéléré, de la révision constitutionnelle et de l’opérationnalisation de la zone de développement des régions du Nord, précise le média malien.

Les récents affrontements à Talataye ( ayant opposé le 04 mai deux groupes armés rivaux et faisant une dizaine de morts) et le 4è rapport de l’observateur indépendant ont été aussi abordés lors de cette réunion, selon la même source.

Aux termes des échanges, Ahmed Boutache a déploré le retard accusé dans la mise en œuvre de l’Accord, signé il y a quatre ans à Bamako.

"Force est de constater qu’au lieu de pouvoir réaliser les objectifs fixés pour la période intérimaire, nous en sommes aujourd’hui encore à essayer de mettre en œuvre ces dispositions là", a déploré le diplomate algérien, ajoutant "nous avons un retard de deux ans, ce qui est considérable".

Aujourd’hui, la médiation internationale juge urgent de parachever un certain nombre de points relatifs notamment à la mise en place des Autorités intérimaires, rapporte encore Maliactu.

Il s’agit, notamment, de la désignation de certains conseillers, la nomination de deux présidents de conseils de cercle… Autant de problèmes à régler avant le 15 juin, selon Ahmed Boutache qui a fait remarquer que le Conseil de sécurité des Nations unies consacrera, le 30 juin prochain, une réunion à la situation au Mali.

Cette lenteur dans la mise en œuvre de l’Accord est, de l’avis du diplomate algérien, préjudiciable au processus de stabilisation. En attestent les récents affrontements à Talataye. "Une des conséquences malheureuses du fait qu’on n’a pas encore réussi à en finir avec l’application de l’accord", a-t-il souligné.

Et de poursuivre qu'une application effective de l'accord aurait permis de ne plus avoir d'hommes armés sur le terrain.

Cependant, des avancées ont été enregistrées sur les plans politico-institutionnel, développement économique, social et culturel, sécurité et défense, et justice réconciliation, a estimé Boutachen, soulignant que le volet sécurité et défense se démarque avec des résultats encourageants en matière de DDR.

Il a indiqué à ce propos que "le gouvernement transmettra, dès vendredi, à la Minusma (mission onusienne au Mali la liste complète (avec des numéros matricules) de 1300 éléments qui seront intégrés au sein des FAMA".

 

 

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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