RDC : les catholiques annoncent une «grande croisade» contre la la corruption

Le Comité laïc de coordination est revenu sur le détournement présumé de 15 millions de dollars qui représentent le bénéfice de l’Etat issus de l’opération de remboursement de 100 millions de dollars américains des sociétés pétrolières.



Le Comité laïc de coordination (CLC), un collectif catholique qui avait organisé des marches contre l'ancien régime en République démocratique du Congo (RDC), a annoncé, jeudi, une "grande croisade nationale", à partir du 1er octobre à travers le pays, pour dénoncer la persistance de la corruption, l’impunité et "l’impuissance" de la justice et des forces de l’ordre.


Dans un communiqué publié, jeudi, à Kinshasa, ce collectif, dit attendre les « garanties fermes » du gouvernement et des institutions publiques, pour arrêter définitivement « la banalisation de la corruption » et pour que, plus jamais, aucune autorité, quel que soit son rang, ne puisse « toucher impunément à la caisse de l’Etat » et « s’accaparer des biens publics ».

Le CLC est revenu sur le détournement présumé de 15 millions de dollars qui représentent le bénéfice de l’Etat issus de l’opération de remboursement de 100 millions de dollars américains des sociétés pétrolières non productrices pour compenser le manque à gagner réclamé, résultant du gel des prix des produits pétroliers par le gouvernement.

Dans le même texte, le CLC exige « la suspension à titre conservatoire » de toutes les personnes impliquées «dans les 10 prochains jours, pour permettre à la justice de faire, sans inquiétudes, son travail ».

Au cœur de cette affaire, le premier allié du président Félix Tshisekedi, son directeur de cabinet Vital Kamerhe. Il a été indexé dans le rapport d’enquête des inspecteurs généraux des finances.

Pour le CLC, «la réalité a démontré que l’annonce des enquêtes dites indépendantes, prolongées de manière expresse dans la durée, constituent bien souvent de simples stratégies subtiles d’enterrements des dossiers les plus explosifs».

Ils en veulent pour preuve le fait que « bien de dénonciations d’injustice, de violence criminelle, de malversation financière ou d’expropriation immobilière sont demeurées impunies jusqu’à ce jour ».

Aux neuf membres de la Cour constitutionnelle accusés de corruption lors des dernières élections, le CLC a exigé la démission « afin de permettre à cette haute institution de vivre sa renaissance avec une nouvelle équipe des juges compétents, dignes et intègres ».

 

 

Pascal Mulegwa, Lassaad Ben Ahmed

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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Mots-clés: corruption, République Démocratique du Congo - RDC, église catholique, CLC, corruption afrique

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