RDC/ Dialogue politique : Ça trébuche encore…un point litigieux persiste

Les négociations se poursuivent entre les parties prenantes autour d'une clause ayant trait au futur Premier ministre.

 

AA/ Kinshasa/ Pascal Mulegwa - Les pourparlers initiés par les évêques catholiques pour une sortie de crise en RDC se sont poursuivis samedi, mais l’accord peine encore à être signé, en raison d’un blocage du à un article dudit accord.

Cette clause pourrait permettre un référendum pendant la période transitoire allant de janvier jusqu’à décembre 2017, date fixée pour la tenue de la Présidentielle.

« Il y a un sérieux problème par rapport à l'article 5 de cet accord qui a lien avec l'article 220 de la constitution (qui interdit à Joseph Kabila de briguer un nouveau mandat, ndlr). L'opposition et la société civile exigent que cet article soit modifié, il y a également la crainte, de notre part, que cela ne mène nécessairement à un référendum pour une révision constitutionnelle », a déclaré, samedi, à la presse l'archevêque Fridolin Ambongo, vice-président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco).

Interrogé par Anadolu sur ce point, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, a ainsi réagi : « Nous n'allons signer cet accord politique que si les droits constitutionnels du peuple sont repris dans l'accord». Il n'a par ailleurs pas évoqué la possibilité d'un référendum.

Alors que l'accord était finalisé vendredi soir dans l'espoir d’être signé samedi matin, les négociations se poursuivent entre les parties prenantes autour d'une clause ayant trait au futur Premier ministre.

L’opposition radicale revendique sa désignation, alors que Kabila souhaite sélectionner parmi trois noms à proposer par le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement.

La RDC traverse une crise politique, due au maintien au pouvoir du président Joseph Kabila au-delà de son deuxième et dernier mandat constitutionnel, qui a expiré le 19 décembre dernier.

Âgé de 45 ans, Joseph Kabila au pouvoir depuis 2001 en succession à son père assassiné à Kinshasa est accusé par l'opposition et la société civile de manœuvrer depuis deux ans pour se maintenir au pouvoir.
 

 

 

CENCO Pascal Mulegwa

© Pascal Mulegwa

 


 

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