Éthiopie, Égypte et Soudan discutent d'hydro-barrages sur le Nil

Éthiopie, Égypte et Soudan discutent d'hydro-barrages sur le Nil

Des pourparlers sont en cours à Addis-Abeba pour l’élaboration d'un rapport stratégique sur le barrage hydroélectrique de plusieurs milliards de dollars en construction en Éthiopie sur le Nil.

 

Les ministres de l'Eau d'Éthiopie, d'Égypte et du Soudan se sont rencontrés mardi à Addis-Abeba, capitale de l'Éthiopie pour discuter d'un rapport sur un projet éthipoien de barrage de plusieurs milliards de dollars sur le Nil.

En mai, les dirigeants des trois pays ont convenu de mener une étude indépendante avec une équipe d’experts afin de dissiper les inquiétudes concernant le débit d’eau du barrage hydroélectrique de 4,8 milliards de dollars.

Seleshi Bekele, ministre éthiopien de l’eau, de l’irrigation et de l’électricité, et ses homologues soudanais et égyptien, Kedir Gasmedin et Mohammed Abdulati, se sont réunis pour élaborer une stratégie qui serait acceptable au sein du conseil.

C'est la première fois que les trois pays se sont réunis pour discuter d'une stratégie de remplissage du plus grand barrage en construction sur le continent africain à ce jour.

Abdulati a déclaré qu’il existait des différences dans le processus suivi par l’équipe d’experts pour étudier le remplissage, mais qu’ils pouvaient être résolus par le dialogue.

Bekele, pour sa part, a salué la formation de l’équipe pour l’étude qui a commencé il y a trois mois - dont les détails doivent encore être rendus publics.

L’Éthiopie a lancé un projet de 6 450 MW, officiellement connu sous le nom de «Grand Ethiopian Renaissance Dam» (GERD, "Grand Barrage de la Renaissance Éthipienne"), en 2011.

Il devait être achevé en cinq ans, mais plus de sept ans plus tard, il est loin d’être achevé.

Selon le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, l’entrepreneur local "Metal and Engineering Corporation", fondé dans l’armée, était responsable des retards évitables dans la construction, n'ayant pas fourni les équipements électromécaniques requis par contrat.

«Nous n’avons même pas été en mesure d’installer deux turbines jusqu’à présent et encore moins de les compléter selon le calendrier», avait déclaré Ahmed lors de sa première conférence de presse après sa prise de fonction en avril.

 

Addis Getachew Tadesse, Kübra Chohan, Ümit Dönmez
Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


 

 

 

 

 


 

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