Centrafrique : Regain de violence à Bambari

Centrafrique : Regain de violence à Bambari

"La gravité de ces attaques est d’autant plus inacceptable qu’elles interviennent au lendemain d’un engagement définitif du gouvernement à dialoguer avec les groupes armés dans les plus brefs délais", déclare le porte-parole du gouvernement centrafricain.

La ville de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, á 385 km à l’Est de la capitale, a renoué avec les scènes de violences. Un violent affrontement oppose les rebelles Séléka de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) dirigée par Ali Darass à la force conjointe Forces armées centrafricaines (FACA) – Minusca.

Les affrontements se sont poursuivis de jeudi dernier à hier vendredi, en raison de l’opposition de l’UPC à l’organisation, en différé, de la Journée mondiale de l’alimentation (JMA) dans la ville de Bambari, prévue pour les 10 et 11 janvier.

Dans un communiqué laconique du gouvernement signé par son porte-parole, Ange Maxime Kazagui, ce dernier marque son indignation de voir que la politique du dialogue avec les groupes armés promue par le Président de la République, Faustin Archange Touadera n’est pas comprise par les leaders des groupes armés qui continuent, selon lui, de saborder les efforts de restauration de la paix, la sécurité et la réconciliation.

« La gravité de ces attaques est d’autant plus inacceptable qu’elles interviennent au lendemain d’un engagement définitif du gouvernement à dialoguer avec les groupes armés dans les plus brefs délais », peut-on lire dans le communiqué gouvernemental.

Et de poursuivre « Prenant la mesure de la violence délibérée des attaques et pour protéger les populations, le gouvernement décide de suspendre la célébration des journées de la JMA… le gouvernement a d’ores et déjà demandé á la Minusca d’agir conformément à son mandat, dès lors que les populations, les institutions de la République et elle-même sont attaquées. Il appelle le Conseil de sécurité des Nations unies á se saisir de la question, en vue de prendre les mesures appropriées face à ces actes de violence qui compromettent les efforts du gouvernement et de la communauté internationale, visant au rétablissement de la sécurité ».

Contacté au téléphone par Anadolu, vendredi, un habitant de Bambari, Paulin Mandandji, a confirmé que les affrontements se poursuivent : « Nous sommes encore sous les tirs nourris avec des détonations et déflagrations de toute sorte. Nous sommes terrés dans nos maisons et ne savons quoi manger ou quoi faire. Nous voulons que le gouvernement prenne ses responsabilités pour arrêter rapidement le massacre de la population, puisqu’il y a eu beaucoup de morts dans cette violence. Depuis hier, on dénombrait déjà plus de quarante personnes tuées dont deux policiers et un autre grièvement blessé », a-t-il témoigné.

 

 

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 



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