Abe depuis Téhéran : Nous ne voulons pas de guerre dans la région et nous œuvrons à l’empêcher

Déclarations du Premier ministre japonais, Shinzo Abe, et le président iranien, Hasan Rohani, lors d'une conférence de presse conjointe

 

Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a indiqué, mercredi, que son pays ne veut pas de guerre au Moyen-Orient et qu’il œuvre à empêcher son déclenchement, en allusion au conflit entre Téhéran et Washington.

C’est ce qui ressort d’une conférence de presse conjointe entre le Premier ministre japonais et le président iranien, Hassan Rohani, dans le cadre d’une visite de deux jours d’Abe à Téhéran.

Abe a, entre autres, appelé à la « patience » et a souligné « la nécessité du respect de l’accord nucléaire par Téhéran ».

Et d’ajouter qu’ « un conflit pourrait se déclencher involontairement et il faut empêcher toute confrontation militaire quel que soit le prix ».

Pour sa part, Rohani a assuré que son pays n’envisage pas de mener une guerre contre les Etats-Unis et voudrait préserver l’Accord nucléaire.

Cependant, il a indiqué que l’Iran riposterait fermement à toute attaque.

« Si la guerre économique s’arrête, nous verrons des progrès dans la région et dans le monde », a ajouté le président iranien.

Et Rohani de poursuivre que la visite du Premier ministre japonais « contribuera à instaurer la stabilité dans la région ».

Le président américain, Donald Trump, avait parlé de la possibilité d’y avoir un médiateur pour diminuer la tension entre son pays et l’Iran, et ce, lors de sa visite à Tokyo en mai dernier.

Des observateurs ont prévu, dans ce contexte, que la visite d’Abe porterait un message américain à Téhéran, sauf que des responsables japonais ont assuré que la visite ne s’inscrit pas dans le cadre d’une médiation entre les deux pays.

Il convient de noter qu’il s’agit de la première visite d’un Premier ministre japonais en Iran, depuis 41 ans.

Le Japon est considéré comme étant le plus grand importateur de pétrole iranien. Il est donc le pays le plus touché par les sanctions américaines.

En mai dernier, Téhéran avait réduit ses engagements contenus dans l’accord nucléaire multipartite, signé en 2015. La mesure iranienne intervient un an après le retrait de Washington dudit accord.

Cet accord impose des restrictions au programme nucléaire de l’Iran, contre la levée des sanctions occidentales sur le pays.

Après son retrait de l’accord, Washington avait renouvelé les sanctions fermes sur Téhéran, dans le but de l’obliger de renégocier son programme nucléaire et ses programmes balistiques ainsi que son intervention dans la région.

 

 

Mustapha Kamal, Mona Saanouni

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 



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