La Catalogne supprime les affiche séparatistes des bâtiments publics

La Catalogne supprime les affiches séparatistes des bâtiments publics

Cette suppression intervient après que le procureur en chef a ouvert une enquête contre le président de Catalogne pour avoir refusé d'obéir aux instructions du comité électoral de retirer ces symboles.

 

La Catalogne a supprimé vendredi les symboles séparatistes placardés sur les bâtiments publics à l'approche des élections générales en Espagne prévues pour le 28 avril.

Cet acte a eu lieu après que le procureur en chef a ouvert une enquête contre le président de Catalogne, Quim Torra, qui avait refusé à deux reprises d’obéir aux instructions du Conseil électoral central espagnol visant à supprimer les symboles séparatistes des bâtiments publics.

Torra a ignoré les instructions des responsables des élections pendant onze jours, invoquant la «liberté d'expression.

Le président régional a ordonné de retirer les banderoles soutenant les hommes politiques catalans - traduits en justice pour tentative de séparation ou évadés à l'étranger - des locaux de l'administration autonome de la Catalogne.

Parmi les signes séparatistes enlevés figuraient des rubans jaunes, symbole de la tentative d’indépendance de la Catalogne, ainsi que les drapeaux de la Catalogne.

Le gouvernement national, minoritaire et socialiste, au pouvoir depuis huit mois, a récemment lancé une initiative de "dialogue" afin de trouver un soutien dans l'approbation de son budget 2019 et de faire un pas en avant dans la résolution du problème catalan.

Mardi tard dans la journée, le gouvernement a publié le texte d'une feuille de route de 21 articles qui avait été proposée par Torra au Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, le 20 décembre dernier.

Intitulé «Un pacte d'État pour résoudre le conflit entre l'Espagne et la Catalogne», le document abordait les efforts de médiation internationale et appelait à des négociations «sur un pied d'égalité» entre les gouvernements espagnol et catalan.

L'Espagne a dissous le parlement catalan après que le gouvernement catalan a organisé un référendum illégal sur l'indépendance de la région autonome, en octobre 2017.

Peu de temps après, le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, a mis en œuvre l’article 155 de la Constitution espagnole, qui permet à Madrid d’intervenir dans les affaires intérieures des régions autonomes du pays.

Le président catalan en difficulté Carles Puigdemont a ensuite fui l'Espagne en Belgique avant d'être brièvement retenu en Allemagne pendant 12 jours en vertu d'un mandat d'arrêt de l'Union Européenne.

Il est rentré à Bruxelles après sa libération, où il vit depuis en exil.

 

 

Senhan Bolelli, Erdoğan Çağatay Zontur, Cansu Dikme, Ümit Dönmez

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 

Des Catalans liés aux terroristes YPG / PKK menacent l'Espagne


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