Grèce : Montée des tensions lors d'une manifestation à Lesbos contre les migrants

Grèce : Montée des tensions lors d'une manifestation à Lesbos contre les migrants

De violents affrontements ont éclaté entre des manifestants et la police grecque lors de rassemblements contre la politique migratoire de l'Union Européenne.


Photographie : Ayhan Mehmet, Agence Anadolu



Des manifestants d'extrême droite sur l'île grecque de Lesbos se sont heurtés à la police jeudi soir dans le contexte d'une crise migratoire qui perdure, selon des informations locales.

Les récentes protestations ont éclaté lors d'une visite du Premier ministre grec Alexis Tsipras dans l'île, où près de 2 500 personnes ont défilé pour demander l'évacuation de tous les migrants du camp de réfugiés, Moria,  de Lesbos.

Lesbos accueille environ 9 000 demandeurs d'asile pour une population d'environ 90 000 habitants.

La police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, qui portaient des bannières avec des slogans hostiles aux réfugiés. Aucune arrestation ou blessure n'a été signalée.

Parlant lors d'une conférence, Tsipras a défendu l'accord sur les migrants, déclarant que la situation serait "trois fois plus mauvaise" si un accord de migration entre l'Union européenne (UE) et la Turquie n'avait pas été signé.

"Nous ne sommes pas satisfaits de cette situation, et c'est très difficile tant pour les insulaires que pour les migrants", a déclaré Tsipras, qui a admis que son gouvernement avait fait des erreurs dans la gestion de la crise des migrants.

Le 23 avril, un groupe d'extrême droite a attaqué des migrants, laissant une dizaine de personnes hospitalisées.

Selon les médias officiels grecs, le groupe d'extrême droite avait crié "Brûlez-les vivants!" et lancé des fusées éclairantes, des bouteilles de verre et des pierres sur les migrants.

Les migrants ont créé un bouclier humain pour protéger les femmes et les enfants, mais ont refusé de quitter la place.

En mars 2016, la Turquie et l'UE ont signé un accord visant à endiguer le flux migratoire irrégulier à travers la mer Égée en prenant des mesures plus strictes contre les trafiquants et en améliorant les conditions de près de 3 millions de réfugiés syriens en Turquie.

Après l'accord UE-Turquie, le nombre de morts de réfugiés dans la région égéenne est passé de 805 en 2015 à 434 en 2016 et à 61 en 2017, avec 19 décès jusqu'à présent en 2018, selon les chiffres de l'ONU.


Furkan Naci Top, Burcu Arik, George Albert Bernard, Ümit Dönmez


 

 


 

 

 

L'ACTUALITÉ LA PLUS LUE DE LA SEMAINE

 

 


 

Imprimer E-mail

REMARQUE ! Ce site utilise des cookies.

Si vous ne changez pas les paramètres de votre navigateur, vous êtes d'accord.

J'ai compris

S'inscrire à la Newsletter de actualite-news.com

  • [javascript protected email address]