MAE turc : La Turquie condamne la décision "populiste" de Macron sur les événements de 1915

MAE turc : La Turquie condamne la décision «électoraliste» de Macron sur les événements de 1915

La Turquie doit prendre les mesures nécessaires, déclare Cavusoglu, se référant à l'adoption par la France du 24 avril comme jour de commémoration des événements.

 

Le ministre des Affaires étrangères de Turquie a vivement condamné jeudi la décision du président français sur les événements de 1915, pendant l’époque de l’Empire ottoman.

Mercredi, le président français Emmanuel Macron a signé un décret déclarant que le 24 avril serait une journée commémorative du prétendu "génocide arménien".

"Cette décision n'a aucune validité pour nous. Nous prendrons les mesures nécessaires face à ce problème", a déclaré Mevlut Cavusoglu lors d'une conférence de presse commune aux côtés de son homologue néerlandais, Stef Blok, à Amsterdam.

La position de la Turquie sur la question est que la mort d'Arméniens dans l'est de l'Anatolie en 1915 s'est produite lorsque certains Arméniens se sont rangés du côté des envahisseurs russes et se sont révoltés contre les forces ottomanes. Une réinstallation ultérieure des Arméniens a fait de nombreuses victimes.

Ankara n'accepte pas le génocide présumé, mais reconnaît qu'il y a eu des victimes des deux côtés lors des événements de la Première Guerre mondiale.

La Turquie s'oppose à la présentation de ces incidents en tant que "génocide" mais décrit les événements de 1915 comme une tragédie pour les deux parties.

Ankara a proposé à plusieurs reprises la création d'une commission mixte d'historiens de Turquie et d'Arménie, ainsi que d'experts internationaux, pour s'attaquer au problème, proposition constamment refusée par les autorités arméniennes.

Le ministère turc des Affaires étrangères a qualifié la décision du président français de "populiste" et d' "électoraliste" vis-à-vis des "milieux arméniens" de France.
Il a noté que l'histoire politique retiendra Emmanuel Macron en tant leader populiste.

Le MAE a, par ailleurs, déploré le triste rôle de la France lors de son invasion de l'Empire ottoman pendant la première guerre mondiale, lorsqu'elle a motivé les Arméniens à massacrer les populations civiles.

Et d'ajouter que la décision de Macron, constituant un manque de respect envers les 500 000 personnes massacrées par les rebelles arméniens, ne serait pas oubliée par la Turquie.

"Selon le droit international, la volonté d'imposer politiquement les thèses des Arméniens est contraire à la liberté d'expression. Cette décision du président Macron a profondément blessé les plus de 700 000 membres de la communauté turque de France."

"L'attitude inamicale de la France aura inéluctablement des répercussions sur ses relations avec la Turquie. La Turquie a proposé la constitution d'une commission historique mixte afin d'étudier la période en question depuis 104 ans. On se souviendra de Macron comme d'un leader populiste qui a politisé l'Histoire dans le but de s'allier les milieux arméniens et ainsi recueillir quelques voix supplémentaires", souligne le communiqué.

Le ministre turc a appelé aujourd'hui son homologue français Jean-Yves Le Drian.

 

 

 

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 

 


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