Kalin : La Turquie réclame une zone de sécurité sous son contrôle en Syrie

Le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, a renouvelé le souhait de la Turquie de voir le processus de retrait des troupes américaines de Syrie se poursuivre et l’établissement d’une zone de sécurité sous son contrôle se concrétiser.

Le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, a renouvelé le souhait de la Turquie de voir le processus de retrait des troupes américaines de Syrie se poursuivre et l’établissement d’une zone de sécurité sous son contrôle se concrétiser.

Kalin a animé, jeudi dans la soirée, une conférence de presse à l’issue de la réunion hebdomadaire du cabinet présidentiel.

Il est revenu sur les principaux points de l’actualité et a répondu aux questions des journalistes.

Le sujet prioritaire de la réunion du cabinet a été la Syrie.

Kalin a affirmé qu’il existe déjà actuellement, dans les faits, une zone de sécurité le long de la frontière turco-syrienne jusqu'à Manbij et déclaré au sujet du retrait américain de Syrie :

"Notre attente est que le processus se poursuive et qu'une zone de sécurité, sous le contrôle de la Turquie, soit établie."

Il a notamment insisté sur la volonté de la Turquie de mettre rapidement en application la feuille de route de Manbij et demandé à ce qu'aucun groupe terroriste ne soit toléré à l'est de l'Euphrate.

Sur la question de l’intégrité territoriale de la Syrie, Kalin a assuré que l’objectif prioritaire de la Turquie est de rendre pérenne l'accord d'Idleb, obtenu grâce à l'implication personnelle du président turc. Une mise en application réussie dans sa grande majorité selon lui.

"Ce sujet a été abordé avec nos collègues russes lors du voyage de notre président en Russie. Notre attente actuelle est la mise en place rapide du Comité constitutionnel et le démarrage de ses travaux sous couvert des Nations unies", a-t-il dit avant d’ajouter :

"Nos travaux se poursuivent avec la même intensité afin de trouver une solution à guerre tout en préservant l'unité et l'intégrité territoriale de la Syrie, et qu'une transition politique soit possible par la voie des élections."

Kalin a notamment nié toute volonté de la Turquie de rentrer en contact avec le régime syrien.

"Nous ne sommes pas à la recherche d'un médiateur. Nous n'avons aucun contact ou dialogue avec le régime. Lorsque nous avons un message à faire passer, nous le faisons par l'intermédiaire de la Russie ou de l'Iran. Et cela, nous le faisons dans le cadre prioritaire de la sécurité de nos frontières", a-t-il lancé.

Concernant les menaces américaines d’annuler les livraisons à la Turquie de chasseurs 5ème génération F-35, si cette dernière persiste dans sa volonté d’acheter des systèmes russes de défense sol-air, S-400, Kalin a réaffirmé la volonté de la Turquie de mener à terme le processus d’acquisition des S-400.

"La Turquie est associée à la technologie F-35 et continuera à l'être. Nous ne sommes pas seulement un client ou un acheteur de F-35", a-t-il par ailleurs précisé.

A une question sur le fait de savoir si un voyage du président turc, Recep Tayyip Erdogan, est prévu aux Etats-Unis, Kalin a déclaré, "actuellement, notre président n'a aucun voyage planifié pour Washington, mais comme c'est à son tour, une invitation a été adressée au président américain."

Interrogé sur les articles qui fleurissent ces derniers jours dans de nombreux médias étrangers, au sujet des difficultés supposées de l’économie turque, Kalin a fustigé les tenants "de scénarios catastrophiques".

"Par périodes, nous avons à faire à des scénarios catastrophiques du genre, 'l'économie de la Turquie est en crise, elle est passée en récession'. A ce jour, nous les avons tous fait mentir", a-t-il conclu.

 

 

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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