Erdogan : Le fonctionnement de l'ONU est «injuste»

"Actuellement existe-t-il une justice à Arakan, en Libye, en Palestine, à Jérusalem ?" a lancé le président turc, Recep Tayyip Erdogan, très critique envers le système de fonctionnement de l'ONU.

 

Le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a qualifié "d'injuste" le mode de fonctionnement de l'Organisation des Nations unies (ONU).

Erdogan s'exprimait, mercredi, lors de la cérémonie du tirage au sort des affectations des nouveaux juges et procureurs, qui s'est déroulée au centre des Congrès Bestepe à Ankara.

Il a rappelé le mode de fonctionnement actuel de l'ONU, avec ses 5 pays membres permanents et 10 non permanents, censés représenter les 196 pays à travers le monde, et affirmé qu'il s'agit d'un système injuste.

"Une mentalité, qui refuse de reconnaître que le Monde est plus grand que 5, qui condamne le monde à la parole qui sortira de la bouche d'un seul, ne peut être juste", a-t-il martelé.

"Actuellement existe-t-il une justice à Arakan, en Libye, en Palestine, à Jérusalem ? Ceux qui affirment répandre la justice ne font que tromper l'humanité avec leurs belles paroles", a-t-il poursuivi.

En terme de politique interne, Erdogan a fustigé les propos tenus par le chef du Parti Républicain du Peuple, Kemal Kilicdaroglu, à l'encontre des juges siégeants au Haut Conseil Electoral (YSK) en raison de la décision de renouvellement de l'élection municipale à Istanbul prise par cette institution.

"Hier, le leader d'un parti a tenu, lors de la réunion de groupe (des parlementaires) des propos loin de toute décence, éthique, morale et le plus important de toute humanité à l'encontre des membres de la Justice", a-t-il lancé avant de poursuivre :

"Je condamne fermement cette mentalité qui consiste à encenser les juges et juristes lorsqu'ils prononcent un verdict en votre faveur et à les malmener dans le cas contraire."

Il a par ailleurs exhorté les futurs juges et procureurs présents dans la salle à agir en toute neutralité et impartialité.

"Aucune institution judiciaire et membre de la justice ne doit accepter de rendre une décision en faveur d'un parti, d'un politicien ou d'un individu, ma personne comprise", a-t-il souligné.

 

Zafer Fatih Beyaz, Ayvaz Çolakoğlu

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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