Erdogan: «La Turquie ne va pas acheter les systèmes S-400, elle l'a déjà fait»

"La Turquie n'est pas seulement un client des F-35, elle est aussi un des partenaires de production. Je serais avec le président Trump à la fin du mois au Japon (G20). Nous discuterons de ces sujets à cette occasion", a notamment déclaré le Président turc.

 

Le Président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a une nouvelle fois martelé que l’achat du système de défense S-400 à la Russie est une affaire conclue et close.

Le Chef de l’Etat turc s’est exprimé, mercredi soir, lors de la réunion de groupe de son parti au parlement.

 


Les boucliers antimissiles russes sont utilisés depuis longtemps par des membres de l'OTAN


 

Il est revenu sur plusieurs sujets d’actualisé régionale et internationale, en plus des sujets internes, notamment le renouvellement du scrutin local d’Istanbul qui aura lieu le 23 juin.

Erdogan a voulu, une nouvelle fois, signaler la position d’Ankara au sujet des S-400 et de la crise qui en découle avec Washington.

"Je ne dis pas que la Turquie va acheter les systèmes S-400, elle l'a déjà fait. Cette affaire est terminée", a-t-il expliqué.

Erdogan a notamment indiqué pourquoi la Turquie a choisi d’acquérir ce système russe.

"En plus du prix abordable, nous avons conclu un accord pour les produire ensemble. Ils nous seront bientôt livrés", a-t-il fait savoir, rappelant que les Etats-Unis n’ont jamais accepté ses conditions au sujet du système Patriot.

Washington fait pression à la Turquie pour qu’elle annule l’achat des S-400 et fait appel à de nombreuses menaces comme l’annulation de la livraison des chasseurs F-35 achetés par la Turquie.

"La Turquie n'est pas seulement un client des F-35, elle est aussi un des partenaires de production. Je serais avec le président Trump à la fin du mois au Japon (G20). Nous discuterons de ces sujets à cette occasion", a-t-il partagé.

Mais Erdogan n’a pas manqué de critiquer le soutien de Washington aux terroristes du YPG/PYD en Syrie.

"Les YPG et PYD ne sont-ils pas les branches du PKK ? Qui leur apporte le plus grand soutien ? Notre allié stratégique ...", a-t-il dénoncé.

Pour autant, Ankara reste déterminé à mettre fin au projet de "corridor du terrorisme" mené par le YPG/PKK dans le nord de la Syrie.

"De la même manière que nous avons brisé le corridor du terrorisme sur l'axe Jarablus-Afrin en Syrie et dans le nord de l'Irak, nous allons aussi le faire à l'Est de l'Euphrate", a-t-il assuré.

Pour conclure, le Président turc a voulu passer un message d’optimisme pour le futur.

"Malgré de nombreuses difficultés, la Turquie, grâce à Dieu, reste bien debout", a-t-il affirmé.

 

 

 

Mehmet Tosun, Tuncay Çakmak

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 

 


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