«La Turquie ne permettra pas un fait accompli en Syrie»

«La Turquie ne permettra pas un fait accompli en Syrie»

La plus grande menace pour la solution politique en Syrie est la présence terroriste à l'est de l'Euphrate, met en garde le Conseil de sécurité turc.

 

La Turquie n'autorisera pas un fait accompli en Syrie et utilisera son droit de légitime défense, a annoncé mardi l'institution turque veillant à la sécurité nationale.

Dans une déclaration après une réunion à Ankara, le Conseil de sécurité nationale (MGK) a déclaré que la Turquie avait toujours soutenu l'intégrité territoriale et l'unité politique de la Syrie et avait souligné que la plus grande menace pour une solution politique en Syrie était la présence terroriste à l'est de l'Euphrate.

Le Conseil de sécurité nationale (MGK), est présidé par le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Le vice-président Fuat Oktay, le ministre de la Justice Abdulhamit Gul, le ministre de la Défense nationale Hulusi Akar, le ministre de l'Intérieur Suleyman Soylu, le ministre des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu, le chef d'état-major général, le général Yasar Guler, le président du Service antional de renseignement (MIT) Hakan Fidan et les commandants des armées ont participé à la réunion.

La déclaration à l'issue de la réunion a également "fortement insisté" sur le fait que la Turquie ne serait pas indifférente au groupe terroriste PKK/PYD-YPG qui modifie la composition démographique dans les zones frontalières de la Turquie par les persécutions sur les civils et les migrations forcées de ceux-ci.

Le conseil a également souligné que la Turquie poursuivrait sa lutte résolue contre le terrorisme afin de protéger sa population des menaces émanant de groupes terroristes le long de ses frontières avec la Syrie et l'Irak.

Selon la déclaration, "certains pays" n'ont pas reconnu le caractère terroriste de groupes tels que l'organisation terroriste Fetullah (FETO) et la branche syrienne du PKK/KCK, le PYD/YPG, et cela entrave clairement les efforts dans la lutte contre le terrorisme.

La Turquie s’oppose depuis longtemps au soutien des États-Unis au groupe terroriste PYD/PYG, et reproche à la fois aux États-Unis et à l’Europe de ne pas avoir fait assez pour combattre FETO, le groupe à l’origine d’un coup d’État défait en Turquie en 2016.

En référence au sommet quadrilatéral qui s’est tenu le mois dernier à Istanbul, le Conseil a souligné que les questions convenues lors du sommet contribueraient à la paix en Syrie et dans la région, ainsi qu’à un cessez-le-feu permanent par la démilitarisation dans la province d’Idlib, au nord-ouest du pays.

Les dirigeants de la Turquie, de la Russie, de la France et de l'Allemagne, qui ont exprimé leur "détermination commune" à mettre fin à l'effusion de sang dans la Syrie déchirée par la guerre, ont pris par à un sommet qui s'est tenu fin octobre en Turquie.

«Pour trouver une solution durable en Syrie, un comité constitutionnel, travaillant sous l'observation des Nations Unies, devrait être mis en place dès que possible», a souligné la déclaration du sommet quadrilatéral.

 

Irak et Chypre

Le Conseil national de sécurité a affirmé que la Turquie poursuivrait sa coopération avec le nouveau gouvernement irakien dans tous les domaines, notamment en matière de sécurité.

Le conseil a également souligné que les Forces armées turques (TSK) poursuivraient leurs opérations antiterroristes contre le groupe terroriste PKK / KCK en Irak.

L'institution turque "a réaffirmé qu'aucun développement contraire aux droits et aux intérêts de la Turquie ou de la République turque de Chypre-Nord ne serait autorisé."

Il a également averti que des mesures unilatérales dans la région ne contribueraient pas à la paix dans le monde et a appelé à un examen approfondi de la détermination de la Turquie fondée sur le droit international.

Au début de 2018, l'administration chypriote grecque a unilatéralement lancé des activités de forage exploratoire de gaz naturel dans la Méditerranée orientale malgré la forte opposition des Chypriotes turcs, qui soutiennent que les ressources naturelles de l'île doivent être exploitées conjointement pour garantir des droits égaux aux deux parties et à l'intégralité de la population chypriote.

Chypre est divisée depuis 1974, lorsqu'un coup d'Etat chypriote grec a été suivi de violences contre les Turcs de l'île et l'intervention d'Ankara en tant que puissance garante selon la législation internationale et les traités en vigueur. Les Turcs de Chypre avaient également fait l'objet de violences dans les années 1950 et 1960.

 

Ümit Dönmez, Sena Güler, Sibel Uğurlu, Marc Chenault


Photographie : Le Conseil de sécurité nationale (MGK), présidé par le président turc Recep Tayyip Erdogan, à Ankara, en Turquie, le 27 novembre 2018

Par Murat Çetinmühürdar, Service présidentiel de Presse de Turquie, Agence Anadolu

 

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