Des compagnies aériennes internationales suspendent leurs vols au dessus du détroit d'Ormuz

Une mesure préventive en réaction à l'affaire du drone américain abattu par l'aviation des Gardes de la révolution iraniens.

 

La compagnie aérienne hollandaise KLM Royal Dutch Airlines ainsi que la principale compagnie aérienne australienne, Qantas, ont annoncé, vendredi, la suspension des vols au dessus du détroit d’Ormuz. Cette mesure intervient en réaction de l’affaire du drone américain abattu par l’aviation des Gardiens de la révolution iraniens.

KLM a affirmé dans un communiqué que cet incident est le principal motif de cette décision. Une mesure préventive, a ajouté la compagnie aérienne. Qantas a, pour sa part, affirmé que les vols au dessus du détroit d’Ormuz seront déroutés en raison de l’affaire du drone américain abattu par l’Iran.

La Federal Aviation Administration (FAA), principale autorité de l’aviation civile aux Etats-Unis, a également annoncé, samedi, l’interdiction aux compagnies aériennes américaines de survoler l’espace aérien iranien au dessus du détroit d’Ormuz et du Golfe d’Oman.

Les forces aériennes des Gardiens de la révolution iraniens avaient annoncé, jeudi, dans un communiqué, avoir repéré un drone américain aux abords du golfe persique, dans la province d'Hormozgan, au sud du pays. Le communiqué précisé que les forces aériennes des Gardiens de la révolution étaient parvenues à atteindre et à abattre le drone en question.

Un responsable au sein de l'armée américaine a affirmé, pour sa part, qu'un drone américain avait été abattu par un missile iranien au dessus des eaux internationales. Une provocation injustifiée contre un appareil de contrôle et de surveillance américain, estime le Pentagone.

Les tensions dans la région du Golfe sont montées d’un cran, suite à la révision par l’Iran d’une partie de ses engagements contenus dans l’accord sur le nucléaire iranien.

La fracture entre les États-Unis et l’Iran s’est accentuée, ces derniers jours, après l’annonce faite par le Pentagone de l’envoi du porte-avions USS Abraham Lincoln et de bombardiers B-52 au Moyen-Orient. Une mesure visant à faire face aux "menaces iraniennes contre les intérêts des États-Unis ou ceux de leurs alliés au Moyen-Orient", selon l’Administration américaine.

 

 

 

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 

 


L'ACTUALITÉ LA PLUS LUE DE LA SEMAINE


Imprimer E-mail

REMARQUE ! Ce site utilise des cookies.

Si vous ne changez pas les paramètres de votre navigateur, vous êtes d'accord.

J'ai compris

S'inscrire à la Newsletter de actualite-news.com

  • [javascript protected email address]