Des violations des droits de l'homme par le YPG / PKK en Syrie digulguées dans un rapport


Le centre de recherche syrien Hibr souligne les crimes et les modifications démographiques opérées par les terroristes du YPG / PKK en Syrie.

 

Un centre de recherche syrien a publié un rapport sur les crimes de guerre et les violations des droits de l'homme perpétrés par le groupe terroriste YPG / PKK en Syrie.

Le rapport publié par Hibr a mis en exergue "les violations et le changement démographique perpétrés par les milices séparatistes" et documenté les crimes commis contre des civils turkmènes, syriaques, ézidis et de la population arabe.

Le groupe a procédé à des déplacements forcés dans le but ultime de modifier la structure démographique dans le nord de la Syrie.

Des violations des droits humains - notamment des arrestations arbitraires, le pillage des maisons évacuées, le recrutement forcé d'enfants, et des massacres - ont été documentées à l'encontre de Turkmènes, de Syriaques, d'Ezidi et d'Arabes vivant dans le nord de la Syrie.

Les crimes ont été documentés à Qamishli, à Tal Abyad, à Ras Al-Ayn, à Al-Hasakah, à Manbij, à Raqqah et à Deir Ez-Zor.

Le 27 juin 2013, le YPG / PKK a ouvert le feu lors d'une manifestation dans la ville d'Amuda, qui avait appelé à la libération des militants détenus.

Huit manifestants ont été tués, dont un garçon de huit ans, qui a été écrasé par un véhicule des YPG.

Le 13 septembre 2014, le groupe terroriste a massacré 43 civils - des femmes et des enfants pour la plupart - dans les villages de Tal Khalil et Al-Hajia, dans la campagne du sud de Qamishli.

Le groupe a forcé la migration d'environ 40 000 familles dans les zones rurales de Tal Hamees et Jaza.

Les tombes de 20 personnes - qui ont été enterrées vivantes par le YPG / PKK dans le village de Matiniya près de Qamishli - ont été découvertes à la suite de la mauvaise odeur émanant des corps en décomposition.

Citant le rapport du gouvernement syrien par intérim publié le 7 février 2014, le centre de recherche a déclaré que le groupe terroriste avait mené une fausse opération militaire dans les zones rurales de Tal Abyad afin de semer la peur parmi les civils et de les faire migrer. Le groupe a refusé l'entrée aux familles des habitants qui essayaient de rentrer chez eux.

Le groupe a forcé les résidents turkmènes du village turkmène de Hammam à quitter la région, sans quoi ils signaleraient leur emplacement à la coalition internationale dirigée par les États-Unis en tant que positions terroristes de Daesh et que ses avions de guerre les frapperaient.

Le YPG / PKK a adopté une approche similaire en 2014 et 2015, menaçant les familles turkmènes et arabes de possibles attaques de Daesh dans les villages d'Al-Selahiye, Tel Bilal, Shekyan, Ferisat et ses environs.

Ces menaces ont provoqué des déplacements massifs dans les campagnes de Tal Abyad.

Des milliers de civils ont été déplacés à Al-Hasakah et de nombreux villages et maisons arabes ont été incendiés.

Selon un rapport du Réseau syrien pour les droits de l'homme (SNHR), 91 civils - dont 17 enfants et sept femmes - ont été tués au cours de massacres à caractère raciste commis par le YPG / PKK dans les régions sous son contôle dans la province d'Al-Hasakah (Hassaké).

Le SNHR a également documenté l'assassinat de 164 personnes - dont 31 enfants et trois femmes - par les Forces démocratiques syriennes (FDS) - la composante dominante de celles-ci étant le YPG / PKK - au cours de combats visant à saisir Raqqah, qui ont duré jusqu'en juin 2017.

Selon le rapport, les violations des droits de l'homme commises par l'organisation terroriste ne se limitent pas aux violations commises contre les populations locales.

Rien qu'en 2018, les YPG / PKK ont forcé 313 enfants à se battre dans leurs rangs. 40% d'entre elles étaient des filles âgées de 15 ans ou moins.

Selon les conclusions du SNHR, les YPG / PKK ont massacré 1 157 civils - dont 203 enfants - jusqu'en septembre 2019.

Au moins 47 personnes ont été torturées à mort par le groupe terroriste qui a arrêté arbitrairement 2 907 personnes, dont 631 enfants.

Par ailleurs, 877 personnes - dont 52 enfants - ont été portées disparues de force dans les zones occupées par les YPG / PKK.

Les YPG ("Yekîneyên Parastina Gel", "Unités de protection du peuple") et le PYD ("Partiya Yekîtiya Demokrat, "Parti de l'union démocratique" sont des branches syriennes respectivement militaire et politique du groupe terroriste PKK ("Partiya Karkerên Kurdistan" : "Parti des travailleurs du Kurdistan"). Le PKK est répertorié comme une organisation terroriste par la Turquie, les États-Unis et l'Union Européenne. Au cours de sa campagne terroriste de plusieurs décennies contre la Turquie, le PKK a tué plus de 40 000 personnes sur le seul territoire turc, dont 7 000 civils.

 

 

Mahmoud Barakat, Monis Bin Ali, Ümit Dönmez

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 



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