Liban : Al-Khatib ne formera pas le gouvernement

L'homme d'affaires libanais Samir Al-Khatib a annoncé son retrait de la course à la candidature au poste de Premier ministre après une rencontre avec le mufti de la République libanaise, Abdel Latif Deriane.

 

L'homme d'affaires libanais, Samir Al-Khatib, a annoncé, dimanche, son retrait de la course à la présidence du prochain gouvernement, indiquant que la communauté sunnite s’était entendue sur le nom de Saad Hariri pour former le gouvernement.

Les manifestations populaires avaient contraint Hariri, le 29 octobre dernier, à présenter la démission de son gouvernement, devenant depuis un gouvernement intérimaire.

Après avoir rencontré le Mufti de la République, Cheikh Abdel Latif Deriane, al-Khatib a déclaré aux médias: "J'ai appris de Son Éminence qu'à la suite des réunions et des consultations avec les membres de la secte (sunnite), il a été convenu de désigner le Premier ministre Hariri pour former le nouveau gouvernement."

Le Liban, est dirigé par trois présidences, qui sont la présidence du gouvernement, assumée par un musulman sunnite, la présidence de la république, assurée par un chrétien maronite et la présidence du parlement qui revient à un musulman chiite.

Al-Khatib a annoncé son retrait de la course à la candidature au poste de Premier ministre, déclarant: "Je me rendrai à la Maison du Centre, le QG de la famille Hariri, pour informer le Premier ministre Saad Hariri, car c'est lui qui m'a appelé pour former le gouvernement, et je le remercie de cette confiance."

Al-Khatib était le candidat le plus éminent pour le poste, en particulier après l'annonce par Hariri, mardi dernier, de son soutien à sa candidature.

A la lumière de ce développement, le processus de formation du gouvernement revient à la case départ, puisque Hariri s'était auparavant retiré de la course, face à l’hostilité qu’avait suscitée son intention de former un gouvernement de technocrates, qui réponde aux revendications des manifestants.

Le président libanais, Michel Aoun, le Mouvement patriotique libre, le groupe du Hezbollah et le mouvement Amal, sont, eux, opposés à ce projet, appelant à la formation d’un gouvernement « hybride» comptant dans ses membres des politiciens et des technocrates.

Les manifestants réclament un gouvernement de technocrates capable de faire face aux problèmes politiques et économiques que connait le pays, qui souffre de la pire crise économique depuis la guerre civile (1975 et 1990).

Lundi, le président Aoun a fixé une date pour des consultations parlementaires contraignantes menant à la nomination d’un nouveau Premier ministre.

Les manifestants demandent également des élections anticipées, la récupération des fonds pillés, la traduction en justice de ceux qu'ils décrivent comme corrompus au sein de l'autorité, et le départ du reste de la classe dirigeante, également accusée d'incompétence.

 

 

 

 

Raya Chartouni, Mourad Belhaj

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


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