Le Croissant-Rouge turc condamne le meurtre de l'infirmière de Gaza

Le Croissant-Rouge turc condamne le meurtre de l'infirmière de Gaza

Les travailleurs humanitaires et le personnel médical ne doivent pas être une cible, tweete le groupe humanitaire.


Le Croissant-Rouge turc (Kizilay) a condamné samedi le meurtre de la bénévole médicale palestinienne, Razan al-Najar, âgé de 21 ans.

"Nous condamnons le meurtre de l'infirmière palestinienne #Razan_Najjar qui était en service en tant que travailleur médical bénévole sur le terrain dans la Bande de Gaza", a tweeté l'agence humanitaire sur son compte officiel.

"Les travailleurs humanitaires et le personnel médical ne doivent pas être pris pour cibles (#NotATarget)", souligne-t-elle.

Des manifestations pacifiques ont lieu depuis fin mars dans la Bande de Gaza qui fait l'objet d'une grande crise humanitaire en raison du blocus israélien de plus de dix ans.

Depuis le début des rassemblements massifs à Gaza le 30 mars, plus de 120 manifestants palestiniens ont été tués par les tirs de l'armée israélienne.

Les soldats israéliens utilisent des balles réelles contre des civils qui réclament le retour dans leurs villes et villages de la vieille Palestine et la fin du blocus illégitime imposé par Israël à Gaza depuis 2006.

Najar a été abattu vendredi à la poitrine par des tireurs d'élite israéliens alors qu'elle apoortait de l'aide médicale à une palestinienne blessée dans la ville de Khan Younis, dans le sud de la Bande de Gaza.

Le Dr Salah Er-Rantisi, chef de l'Hôpital Sahra dans le district, a déclaré que Najar avait été transporté à l'hôpital avec des blessures graves. "La balle lui a frappé la poitrine, lui perçant le dos", avait-il précisé.

Des dizaines de Palestiniens, choqués par le meurtre du jeune médecin, se sont précipités à l'hôpital de Gaza, où son corps a été emmené plus tard. La famille de Najar, ses amis et ses collègues ont fondu en larmes, et certains se sont effondrés quand ils ont vu son corps.

Ses collègues ont affirmé que les troupes israéliennes avaient tiré sur leur "ange gardien" malgré son uniforme blanc. Elle avait levé la main pour laisser entendre qu'elle voulait aider un manifestant blessé qui s'était effondré à 50 mètres de la barrière frontalière.

Le ministre palestinien de la Santé, Jevad Avad, a déclaré dans un communiqué que l'acte israélien de tirer directement sur une infirmière volontaire qui aidait un blessé lors de la Grande marche du retour était un crime de guerre.

 

Burcu Arik, Sıdrah Gufran Roghay, Ümit Dönmez


Photographie : Archive, Agence Anadolu

 


 

 

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