La «guerre des panneaux d'affichage» fait rage dans le Sud du Yémen

La «guerre des panneaux d'affichage» fait rage dans le Sud du Yémen

Le Conseil de transition du Sud (STC) cherche à déclarer la sécession du Sud du Yémen, qui s'est réuni avec le Nord du Yémen en 1990.

Un conflit moins médiatisé fait rage dans la ville portuaire d'Aden, au Yémen, entre le gouvernement internationalement reconnu et les séparatistes du sud.

Des affiches et des panneaux d'affichage rivalisent les uns avec les autres à travers les rues principales de la ville pour soutenir le gouvernement du président Abd Rabbu Mansour Hadi ou le Conseil de transition du Sud (STC), qui préconise la sécession du Sud du Yémen.

"C'est un conflit entre deux projets rivaux; l'un appelant au maintien du fédéralisme et l'autre cherchant la séparation du sud du Yémen", a noté Abdurrakib al-Hadyani, un analyste politique yéménite.

"Chaque parti cherche à atteindre son objectif et à gagner du soutien pour sa cause", a-t-il déclaré.

Le STC cherche à déclarer la sécession du Sud du Yémen, qui s'est réuni avec nord du Yémen en 1990.

Les séparatistes du Sud se sont battus aux côtés des forces gouvernementales pour chasser les rebelles houthis d'Aden en 2015, qui est depuis devenue un siège provisoire du gouvernement internationalement reconnu.

Le Yémen est tombé dans la guerre civile en 2014 lorsque le groupe chiite Houthi a envahi une grande partie du pays, y compris la capitale Sanaa, forçant le gouvernement à fuir vers l'Arabie saoudite.

En 2015, Riyad et ses alliés, les Émirats Arabes Unis, notamment, ont lancé une campagne aérienne massive visant à faire reculer les gains militaires houthis et à renforcer le gouvernement yéménite.

La violence a dévasté l'infrastructure de base du Yémen, y compris les systèmes d'approvisionnement en eau et d'assainissement, incitant l'ONU à qualifier la situation de «l'une des pires catastrophes humanitaires de l'époque moderne».

 

Pas de vision

Basem al-Shaabi, le directeur du Centre Masarat pour la stratégie et les médias (Masarat Center for Strategy and Media) basé à Aden, explique le conflit par un "manque de vision" sur l'avenir du Yémen.

"Cela fait que toutes les parties cherchent à imposer leur projet par tous les moyens, que ce soit par la force ou par tout autre outil", a-t-il noté.

En janvier, les séparatistes du sud, accusés par le gouvernement de pousser le pays au bord de la famine, et les forces du gouvernement se sont livrés à des affrontements de rue, meurtriers.

Al-Shaabi estime que le conflit actuel entre le gouvernement et les séparatistes est "temporaire".

"Cela prendra fin lorsque toutes les parties seront d'accord sur l'avenir du Yémen", a-t-il souligné.

Al-Hadyani partage une opinion similaire :

"Le destin d'un pays ne peut pas être défini par des panneaux d'affichage", a-t-il déclaré. "Cela peut être réglé par un dialogue sérieux basé sur des bases nationales qui prennent en compte les intérêts suprêmes du pays et les aspirations du peuple à la paix, à la stabilité et au développement", conclut-il.

 

Fouad Mossad, Ali Murat Alhas, Mohamed Sabry Emam Muhammed, Ümit Dönmez

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


 

 

 

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