Jordanie : Affrontements avec des manifestants appelant au départ du gouvernement

Jordanie : Affrontements avec des manifestants appelant au départ du gouvernement

"Il est injuste que le citoyen assume à lui seul les répercussions des réformes financières", déclare le souverain jordanien.

Les forces de sécurité jordaniennes ont arrêté, samedi soir, plusieurs manifestants dans la capitale Amman, appelant au départ du gouvernement de Hani al-Moulki et à la dissolution du Parlement.

Des affrontements ont eu lieu avec les forces de sécurité près du siège du gouvernement. Les protestations se poursuivent depuis 4 jours contre une loi amendée sur l’impôt sur le revenu.

Des centaines de Jordaniens ont pris part aux manifestations criant "le peuple veut renverser le gouvernement" et en critiquant les membres du Parlement.

Selon le correspondant d'Anadolu, les manifestants se sont heurtés avec les forces de l'ordre alors qu'ils tentaient d'atteindre le quatrième arrondissement (où se trouve le siège du gouvernement), ce qui a entraîné l'arrestation de plusieurs d'entre eux (le nombre n'a pas été déterminé).

Les provinces d'Irbid (nord) et d'Al-Karak (sud) sont actuellement le théâtre de sit-in et de marches appelant au départ du gouvernement et à la dissolution du Parlement.

Pour le quatrième jour consécutif, la Jordanie connaît des manifestations imposantes dans plusieurs provinces en raison de l'approbation par le gouvernement d'al-Moulki d'une loi amendée sur l’impôt sur le revenu le 21 mai dernier et transmise au Parlement pour approbation.

Plus tôt dans la journée de samedi, les syndicats avaient souligné la nécessité de retirer la loi amendée de l'agenda du Parlement, appelant à la poursuite des manifestations.

Cependant, le Roi Abdallah II de Jordanie, ayant le pouvoir de s'opposer aux lois adoptées par le Parlement ou suggérées par le gouvernement, a indiqué "qu'il est injuste que le citoyen assume à lui seul les répercussions des réformes financières".

La loi amendée sur l’impôt sur le revenu prévoit la répression de l'évasion fiscale en imposant des amendes et des peines de prison pouvant aller jusqu'à 10 ans de réclusion. En outre, la loi exigeant que toute personne âgée de moins de 18 ans obtienne un matricule fiscal.

 

Laith Joneidi, Mona Saanouni, Qualid Filsde Mohamed Chine

Photographie : Archive, Agence Anadolu



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