Vice-PM turc: La Turquie peut entrer à Qandil à tout moment

Vice-PM turc: La Turquie peut entrer à Qandil à tout moment

La feuille de route sur Manbij adoptée par le MAE turc, Cavusoglu et son homologue américain, Pompeo, suivra un calendrier, a déclaré Bozdag.

La Turquie peut entrer à Qandil à tout moment, a déclaré le vice-Premier ministre turc, Bekir Bozdağ.

Le porte-parole du gouvernement a animé un point de presse durant la réunion du Conseil des ministres, lundi dans la capitale Ankara.

Il a commenté la lutte antiterroriste menée par la Turquie dans la région, dont le Nord de l'Irak, où se trouve le camp de l'organisation terroriste séparatiste PKK, au mont Qandil.

«La Turquie menace tout endroit qui abrite les terroristes et leur sources, a déclaré Bozdag. La Turquie est déterminée à éliminer toutes les sources de menace terroriste, à l'intérieur du pays et à l'étranger. Tout le monde sait que Qandil est un centre de terrorisme qui exporte des terroristes vers la Turquie. Notre pays a effectué plusieurs opérations à Qandil. La Turquie peut entrer à Qandil, tout est possible.»

Le vice-Premier ministre a insisté que son pays ne permettra pas la création d'un corridor de terrorisme dans le nord de la Syrie, ce qui menacerait le territoire turc.

«La Turquie a clairement affirmé sa volonté, à savoir [la sécurité à] Manbij et l'Est de l'Euphrate, a-t-il poursuivi. Nous souhaitons trouver une solution politique. Dans ce cadre, les groupes de travail conjoints turco-américains ont fait leur travail. […] Notre ministre des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu, et le Secrétaire d'État américain, Mike Pompeo ont discuté du sujet de Manbij. Les États-Unis et la Turquie sont convenus d'écarter le PYD et le YPG [branches syriennes du PKK] de Manbij.»

Bozdag a précisé que tout [la feuille de route sur Manbij] sera effectué suivant un calendrier.

«Nous espérons que notre allié, les États-Unis feront le nécessaire pour la mise en oeuvre des décisions prises», a-t-il ajouté.

Bozdag a aussi critiqué la Grèce dont les autorités judiciaires ont libéré les soldats putschistes membres de FETO.

«Étant un pays voisin qui a souffert de coups d'État, et suivant les règles de droit, la Grèce aurait dû extrader les soldats putschistes vers la Turquie, a-t-il noté. Il est clair que la Grèce protège les putschistes terroristes qui ont ciblé le gouvernement, le Parlement, le peuple et l'État turcs. Ainsi, la Grèce peut avoir protégé les soldats putschistes. Il est possible qu'elle leurs fournisse d'autres moyens. Quoi qu'elle fasse, c'est du devoir de la Turquie de retrouver et de ramener ces putschistes pour les poursuivre en justice.»

 

Enes Kaplan, Nur Asena Gülsoy

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 


 


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