Quelle histoire allons nous pouvoir raconter à nos enfants ?

Quelle histoire allons-nous pouvoir raconter à nos enfants ?

Il faudrait être aveugle pour ne pas voir que tous les signaux sont dans le rouge. Notre planète est malade, très malade : pollution de l’air et de l’eau, épuisement des sols,  6eme extinction massive des espèces animales et végétales, dérèglement du climat, etc…

 

Pourtant, les signaux d’alerte ont beau clignoter, ils rencontrent une incrédulité / indifférence quasi générale...comme si le caractère inédit de ces phénomènes échappait à l’entendement commun.

 

« Tous les êtres humains trébuchent un jour sur la vérité. La plupart se relèvent rapidement, secouent leurs vêtements et retournent à leurs occupations, comme si de rien n’était. »

W. CHURCHILL

 

La cause de ce déni ? Notre modèle de société ultra consumériste et la primauté de l’économique et du profit à court terme sur toute autre considération – fût-elle environnementale ou sociale. Mais aussi la dimension démiurgique / toute puissante du sacro-saint ''progrès technologique''.

Les dirigeants des pays riches ont mis en place le modèle économique et technologique qui nous conduit dans cette impasse. Ce sont néanmoins les habitants des pays en voie de développement, ainsi que les citoyens pauvres des pays riches, qui souffrent/ souffriront le plus de cette nouvelle donne: augmentation du prix des matières premières, augmentation des catastrophes climatiques, diminution des ressources alimentaires... Cette consommation effrénée des ressources naturelles et d’énergie nous conduit inexorablement vers une crise écologique sans précédent, avec ses corollaires : crise climatique, crise économique, crise alimentaire, crise sanitaire et risque majeur pour la paix et nos démocraties.

Pour ce qui est de la santé "humaine", le tableau n'est guère plus réjouissant: l’espérance de vie en bonne santé baisse inexorablement et la progression des maladies dites de civilisation / chroniques est affolant : diabète +55 % en moins de 10 ans ; + 85% pour les cancers en 18 ans, la qualité / densité de nos spermatozoïdes a chuté de 60 % sur les 40 dernières années, etc...

 

Même notre 1er Ministre ose désormais parler ouvertement d'effondrement.[1]

 

C'est difficile à croire, mais pour la première fois de son histoire, l’espèce humaine est en train, à un niveau global, de créer les conditions de sa propre disparition … et les plus grands scientifiques osent aujourd'hui affirmer que l’irréparable est enclenché (effet cliquet) et que donc l’emballement climatique provoqué par la concentration croissante de gaz à effets de serre dans l’atmosphère est irréversible et a déjà des conséquences catastrophiques. [2]

Alors que nous savons désormais que nos enfants seront en plus mauvaise santé que nous l'avons été à leurs âges, nous devons avoir la lucidité et le courage de reconnaître que nous avons, individuellement et collectivement, échoué à préserver la formidable biodiversité de notre environnement et donc hypothéqué l’avenir de nos enfants. Aussi, notre responsabilité commune, au delà de nos métiers, études et même croyances, est de nous demander : comment, à travers chacune de nos actions, pouvons-nous concrètement contribuer à sauvegarder / préserver la vie, dans toute la variété de ses formes, pour le bien futur de nos enfants ?

Personnellement, j'ai toujours pensé que la plupart des êtres humains sont plus motivés et "dirigés" par l'idée d’être heureux, utiles, de créer et donner du sens à leur vie que de s'acheter le dernier smartphone ou véhicule à la mode. Pourtant, souvent, nous faisons l'un (con-sommer !) afin de compenser l'absence de l'autre (sens).

De la même manière que l'on ne peut être riche que de ce que l'on donne, le temps consacré à nos enfants est sûrement le plus utile puisqu'on se construit en partageant du bonheur ! Leur permettre de devenir ce qu'ils souhaitent en demeurant en bonne santé devrait être notre priorité à tous. Faisons chacun donc lucidement cet examen de conscience aujourd’hui afin que demain nos enfants et petits enfants ne nous demandent pas des comptes : « Papa, si tu savais, pourquoi n’as-tu rien fait ...ou si peu ? »

Alors, puisque chacune de nos actions compte, même si individuellement tout semble si dérisoire, commençons donc par celle qui est la plus facile mais aussi la plus délicate et ancrée dans notre culture, habitudes et ... croyances. [3]

 

 

Frédéric Farré

[1]

Edouard Philippe et Nicolas Hulot parlent d'effondrement (02/07/2018) / (Youtube)

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[2]

Impact clips (Vimeo)

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[3]

L’élevage intensif (feat. Vérino) - La Barbe - Nicolas Meyrieux / (Youtube)

(Commencer à 4 min 54 s)

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