RDC : 4 chancelleries occidentales déplorent «l'aggravation des tensions politiques»

Après les décisions controversées de la Cour constitutionnelle, invalidant l'élection d'une trentaine de députés nationaux dont une vingtaine de l'Opposition.




Les ambassadeurs des États-unis, du Canada, de la Grande-Bretagne et de la Suisse à kinshasa ont déploré, vendredi, "l'aggravation" des tensions politiques en République démocratique du Congo (RDC), après les décisions controversées de la Cour constitutionnelle, invalidant l'élection d'une trentaine de députés nationaux dont une vingtaine de l'Opposition.

"Les récentes décisions de la cour constitutionnelle prises en dehors des échéances prescrites par la loi nuisent à un climat politique apaisé et mettent à risque l'opportunité après les élections présidentielle et législatives de donner place au changement pour lequel la population congolaise a voté", soulignent-ils dans un communiqué conjoint rendu public vendredi.

La tension est montée d’un cran, lundi à à Kinshasa, cinq mois après les élections législatives combinées à la présidentielle du 30 décembre 2018.

Rendant ses arrêts dans le cadre du contentieux électoral opposant des candidats malheureux aux gagnants, la Cour constitutionnelle a invalidé l'élection de 33 députés nationaux dont 23 de l'opposition. Leurs sièges ont été récupérés par des membres de la coalition de l'ex- président Joseph Kabila, le front commun pour le Congo (FCC).

Ces arrêts ont dans les faits, renforcé la suprématie de la Coalition de Kabila sur l'Opposition déjà minoritaire à l'Assemblée nationale et au Sénat.

Dénonçant "l'assassinat" de la démocratie par Joseph Kabila et son allié, l'actuel président, Félix Tshisekedi, l'opposition a annoncé une série de manifestations jusqu'au 30 Juin prochain, date commémorative de l'indépendance de la République démocratique du Congo.

"Nous regrettons vivement l'incertitude et la méfiance créées par ces décisions et rappelons notre engagement à consolider et soutenir la démocratie, l'État de droit , les droits de la personne et la lutte contre la corruption aux côtés des acteurs du changement", disent les ambassadeurs dans leur communiqué.

Les arrêts de la cour constitutionnelle sont définitifs et inattaquables.

"Étant illégaux et équivalent à un ordre manifestement illégal , l'association congolaise pour l'accès à la Justice (ACAJ) appelle à la démission de tous les juges", a déclaré son président Georges Kapiamba

Deuxième institution religieuse la plus influente en RDC après l'Église catholique, l'Église protestante a "regretté" la "violation" de la constitution par la cour constitutionnelle.

Déjà minoritaire à l'assemblée nationale avec 114 députés sur les 500 que compte la chambre basse du parlement congolais, l'opposition se retrouve avec moins de 100 députés.

Le front commun pour le Congo (FCC) de l'ex-président Joseph Kabila se voit par contre réconforté dans sa majorité.

 

 

Pascal Mulegwa, Nadia Chahed

 

 



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