Burundi: L’UA appelle à la reprise du dialogue «dans les plus brefs délais»

Déclaration faite par le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, Smail Chergui, devant le Conseil de sécurité de l'ONU.

 

Le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union Africaine (UA), Smail Chergui, a appelé vendredi à la reprise du dialogue inter-burundais inclusif dans les plus brefs délais, a rapporté l’ONU sur son site.

"Le dialogue inter-burundais inclusif doit reprendre dans les plus brefs délais car il constitue, sans aucun doute, le seul moyen susceptible de promouvoir et renforcer la cohésion nationale permettant ainsi la restauration de la paix, de la sécurité durable et de la réconciliation dans ce pays", a-t-il souligné.

Smail Chergui s’exprimait vendredi devant le Conseil de sécurité de l’ONU lors d’une réunion consacrée à la situation au Burundi.

"Le dialogue inter-burundais (…) n’a pas enregistré de franches avancées, or il n’y pas d’autre alternative", a estimé le Commissaire
à la Paix et à la sécurité de l’Union africaine.

Evoquant les prochaines élections fixées pour 2020 au Burundi, il a souligné la nécessité d’"accélérer la mise en place de conditions "favorables à l’organisation d’élections libres et transparentes, se déroulant dans un climat pacifique et apaisé".

Les autorités burundaises n’ont pas encore réagi à ces propos.

Le Burundi continue à subir les aléas de la crise politique et sécuritaire déclenchée depuis plus de quatre ans, à la suite de la décision du Président Pierre Nkurunziza en avril 2015, de briguer un 3ème mandat jugé illégal par l'opposition et la société civile.

Dans le souci de trouver une issue à cette crise, la Communauté d’Afrique de l’est (CAE) avait initié, fin 2015 à Arusha en Tanzanie,
un dialogue inter-Burundais.

Le 5ème et dernier round de ce dialogue a eu lieu fin décembre 2018 sans aboutir à un résultat palpable ni permettre de rapprocher les parties en conflits soit le pouvoir et l'opposition.

Les principaux points de divergences concernent, entre autres, la levée des mandats d’arrêt et l'amnistie des détenus politiques et le dialogue avec les groupes armés.

Léguant ce dialogue au second plan, Bujumbura s’attelle à la préparation des élections de 2020 au moment où plusieurs leaders de l’opposition et d’autres anciens poids-lourds du parti au pouvoir (frondeurs de 2015) sont encore en exil.

Au pouvoir depuis 2005, l’actuel président Pierre Nkurunziza a déjà annoncé qu’il ne sera pas candidat. L’opposition ne le croit pas.

 

 

 

 



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