«La Turquie joue un rôle clé dans le rétablissement de la paix en Afghanistan»

«La Turquie joue un rôle clé dans le rétablissement de la paix en Afghanistan»


La Turquie peut être efficace pour renforcer la coordination au niveau régional, déclare Abdullah Abdullah.

 

La Turquie joue un rôle fondamental dans le processus de rétablissement de la paix et de stabilité en Afghanistan, a déclaré samedi un haut dirigeant afghan.

"La Turquie, qui entretient des relations amicales et historiques avec l’Afghanistan, joue un rôle fondamental dans l’instauration de la paix et la stabilité dans le pays", selon le directeur général de l’exécutif de l’Afghanistan, Abdullah Abdullah*.

Abdullah a souligné les efforts de la Turquie pour améliorer les relations entre le Pakistan et l’Afghanistan et a déclaré: La Turquie a clairement un pouvoir économique et politique, car elle agit comme un pont entre l’Asie et l’Europe.

"Dans ce contexte, la Turquie peut être efficace pour fournir plus de coordination au niveau régional."

Abdullah a noté que la guerre en cours était la principale cause des vagues de migration en provenance d'Afghanistan. Il a ajouté: "Nous avons créé des mécanismes de coopération avec les Nations Unies concernant les immigrants, la Turquie et les pays voisins."

 

 

Afghanistan et Taliban

 

Abdullah a déclaré que le peuple afghan soutenait le processus de rétablissement de la paix entre les Taliban et le gouvernement afghan avec la participation des États-Unis, mais ne souhaitait plus un gouvernement taliban.

«Ayant peur de retourner dans des périodes dominées par les Taliban, le peuple afghan veut préserver ses acquis et vivre en paix même s'il a des opinions et des idées divergentes», a déclaré Abdullah.

Il a déclaré que les Taliban devaient mettre fin à leurs relations avec les groupes terroristes et a ajouté: "Le soutien des Taliban à Al-Qaïda et les attaques terroristes perpétrées à l'extérieur du pays, telles que les attentats du 11 septembre, ont conduit à des interventions politiques et militaires de la part de la communauté internationale."

Dans le processus de rétablissement de la paix, les États-Unis veulent s’assurer que les Taliban n’ont de relation avec aucune organisation terroriste."

Abdullah a déclaré que l'influence d'autres pays, tels que le Qatar, sur les Taliban ne pouvait être sous-estimée, et a ajouté: «Aucun pays à lui seul ne peut être le garant du processus de rétablissement de la paix en Afghanistan.

"Si la paix est réalisée en Afghanistan, cela contribuera à la résolution des crises régionales."

Plus tôt en avril, les États-Unis ont exprimé leur déception devant le report de la conférence de paix historique entre les Taliban et une délégation afghane pour la paix, au Qatar.

Plus de 200 hommes politiques afghans et représentants de la société civile devaient rencontrer les Taliban à Doha, dans la capitale qatari, pour un événement qui allait devenir un événement capital endossé par Kaboul et Washington.

Cependant, les Taliban se sont opposés et se sont moqués de la taille de la délégation afghane pour la paix, affirmant que la conférence de Doha n'était pas une "fête de mariage".

Les pourparlers proposés se heurtent depuis à une impasse dans le cadre des efforts visant à relancer le processus de paix naissant, alors que la guerre déchaînée continue de faire davantage de victimes dans ce pays ravagé par la guerre quasi-ininterrompue depuis près de 50 ans.

 

 

Le nouveau gouvernement du Pakistan, et l’Afghanistan

 

Abdullah a déploré que le gouvernement pakistanais n'avait pas changé de politique en Afghanistan, depuis l'entrée en fonction du Premier ministre pakistanais Imran Khan en août 2018.

«Des déclarations positives ont été faites, mais il y a beaucoup de choses à faire concernant le respect mutuel et la reconnaissance de la souveraineté nationale des pays», a déclaré Abdullah: «L'Afghanistan veut vivre en paix sans s'immiscer dans les affaires intérieures des autres dans un cadre de respect mutuel avec les voisins."

En décembre, le Pakistan a confirmé qu'il avait organisé de rares pourparlers directs entre Washington et les Taliban, ouvrant ainsi la voie à un règlement négocié du conflit.

Cependant, le processus attend toujours une avancée décisive, les Taliban ayant rejeté les demandes répétées des États-Unis d’inclure le gouvernement de Kaboul dans les pourparlers.

Le gouvernement de Kaboul, pour sa part, se plaint d'être mis à l'écart.

Le Pakistan a facilité la première série de pourparlers directs entre le gouvernement afghan et les Taliban à Islamabad en juillet 2015, mais le processus a échoué après que les Taliban ont annoncé la mort de leur dirigeant de longue date, le Mollah Omar, déclenchant une âpre lutte pour le pouvoir au sein de la milice.

Les chances de reprise du processus bloqué se sont encore assombries après la mort du Mollah Mansour, successeur d’Omar, lors d’un drone américain en 2016 au Pakistan, près de la frontière afghane.

Depuis lors, un groupe de quatre nations incluant le Pakistan, l’Afghanistan, les États-Unis et la Chine a tenté à plusieurs reprises de reprendre le processus de paix bloqué.

Jusqu’à présent, toutefois, ces tentatives n’ont porté aucun fruit, à l’exception de quelques négociations directes entre les États-Unis et les Taliban.

 

 

 

Halil Silahsor, Ahmet Dursun, Erdogan Cagatay Zontur, Ümit Dönmez

Photographie : Archive, Agence Anadolu

 

 

*Le directeur général de l'exécutif de la République islamique d’Afghanistan occupe un poste au sein du gouvernement afghan. Le poste extra-constitutionnel a été créé en septembre 2014 à la suite des différends nés après l'élection présidentielle afghane de 2014, lorsque Ashraf Ghani et Abdullah Abdullah ont revendiqué la victoire lors de cette élection. Dans le cadre d'un accord d'union nationale, il a été convenu qu'Ashraf Ghani assumerait la présidence et qu'un nouveau poste de directeur général de l'exécutif de la République islamique d'Afghanistan serait créé pour Abdullah Abdullah.

 

 


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